dimanche 3 octobre 2010

ANDROID IS RICH

Android : comment vos données personnelles sont-elles 
gérées ?
Méfiance avec les applications d’éditeurs tiers sous Android ! C’est en substance le message lancé par des chercheurs américains à la suite d'une étude pointant la récolte d’informations personnelles sur les téléphones dotés de l’OS de Google.

« Attention quand vous téléchargez et installez une application sous Android aux données collectées par celles-ci » : c’est le message qu’ont voulu faire passer des chercheurs des universités de Duke et de l’état de Pennsylvanie suite à une étude sur les applications Android proposées par des éditeurs indépendants.

Leur rapport nommé « Realtime Privacy Monotoring on Smartphone » pointe en effet de sérieuses dérives dans la collecte et l’utilisation de données sensibles provenant de smartphone, comme leur position géographique au moment du téléchargement, mais aussi le numéro IMEI de l’appareil ou encore le numéro de série de la carte SIM.

Ils ont épluché les données provenant de 30 applications et ont constaté que la moitié d’entre elles utilisent des données de géolocalisation pour renseigner des bases de données publicitaires ou analytiques sans le consentement de l’utilisateur, un tiers collecte le numéro d’identification du smartphone et les deux tiers des données personnelles sans préciser leurs destinations.

Des constatations inquiétantes mais qui corroborent les soucis actuels rencontrés par Google dans la protection de la vie privée de ses utilisateurs. Après le scandale des Google cars, serait-ce un nouveau problème en perspective pour le géant de la recherche ? (EP)
Pratique : supprimer une application ou un widget avec Android

HADO PIRE

Le site Hadopi.fr est en ligne, mais incomplet


Législation - Hadopi.fr, le site de la Haute autorité en charge de la riposte graduée, est à présent en ligne. Il permet de s’informer sur les missions de la Hadopi et sur le principe de la riposte graduée. En revanche, les volets offre légale et moyens de sécurisation sont lacunaires.
Comme l'avait annoncé la Haute autorité, son site Internet est désormais accessible aux internautes, et donc aux abonnés qui pourraient être destinataires d'un message d'avertissement et souhaiteraient des éclaircissements.
Hadopi.fr s'organise autour de cinq rubriques principales : Actualités, La Haute Autorité (organigramme, membres, missions), Usages responsables (services et moyens de sécurisation), Hadopi Pro (pour les professionnels des logiciels et des services en ligne) et Labs Hadopi (les six ateliers de discussion mis en place par Hadopi).

Relativement sobre, le site n'est encore qu'une version provisoire puisque de nombreux contenus, essentiels, manquent encore. En effet, sur le volet labellisation, la Hadopi est en retard. Les moyens de sécurisation labellisés doivent encore être définis. Il en va de même de l'offre légale.
Le site héberge bien en revanche le document indispensable pour les abonnés à Internet avertis et qui souhaiteraient formuler des observations. Fait surprenant, si le formulaire est téléchargeable en ligne, il ne peut être adressé à la Hadopi que par courrier postal.
Pour une autorité administrative dont la mission concerne l'Internet, cet archaïsme peut paraître étonnant.

L'interdiction sur les biberons au BPA maintenue en France

Malgré l'avis de l'agence européenne soulignant l'innocuité du bisphénol A, la secrétaire d'Etat à l'écologie veut maintenir l'interdiction, concernant le bisphénol A, pour protéger les bébés, "très fragiles".


L'EFSA a estimé vendredi que le bisphénol A (BPA), un composé chimique utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires interdit en France et au Danemark, ne présentait pas de risques pour la santé.
"La priorité, c'est la protection des bébés, très fragiles", réagit Chantal Jouanno. "Les études montrent non seulement une possible contamination par le lait maternel, voire de la mère au foetus puisque le BPA traverse la barrière placentaire" et "soulignent une migration des biberons vers le lait lorsqu'ils sont trop chauffés."
"On maintient donc leur interdiction", ajoute la secrétaire d'Etat, qui souligne que les biberons au BPA peuvent être remplacés par des biberons en verre.
"Pour les autres produits contenant du BPA (boîtes en plastique allant au micro-ondes, intérieur des boîtes de conserve...), nous devons d'abord nous assurer que les substances susceptibles de le remplacer sont moins dangereuses", poursuit Chantal Jouanno.

guerre de l'information


France

Sur Twitter, le membre influent du PS était un permanent... UMP !

Multimédia et nouvelles technologies dimanche 03 octobre 2010

Il se dit souvent qu’en politique, tous les coups sont permis. Sur le site de microblogging Twitter, les politiciens ne dérogent pas à cette règle d’or.
Le Monde affirme, en effet, qu’un membre de l’UMP se serait fait passer pour un socialiste, sous le nom @solferinien afin d’y raconter les ragots du parti de l’oppostion. Ce compte, baptisé ainsi en référence au siège du PS basé rue de Solférino, est apparu au cours de l’université d’été du PS à La Rochelle. Dans l’esprit de beaucoup de tweetos (nom donné aux utilisateurs du réseau), @solferinien était une « taupe » à l’intérieur du PS, une personne bien informée qui disait tout le mal possible de ses petits camarades. Depuis, il a continué à arroser le site de ses commentaires.
@solferinien piégé
Il n’en fallait pas plus pour attirer « rapidement l’attention des responsables du site du Parti socialiste », note Le Monde. « Ils ont piégé l’auteur du compte anonyme en lui promettant, via un message privé, l’accès à des documents croustillants », explique le journal du soir. Pour ce faire, il devait toutefois rentrer ses identifiants de messagerie Google et c’est comme cela que l’équipe multimédia du PS s’est aperçu qu’il s’agissait d’un permanent de l’UMP !
« Pourquoi ils ne nous attaquent pas en diffamation si ce n’est pas eux ? »
Ce dernier, « e-veilleur de l’agence Web interne de l’UMP », a formellement démenti. « Nous n'avons pas de stratégie de ce type. Il y a des choses qu'on ne doit pas faire sur Internet. », indique-t-on du côté du parti majoritaire.
« Ils mentent, on a toutes les preuves de ce qu'on avance. Pourquoi ils ne nous attaquent pas en diffamation si ce n'est pas eux ? », rétorque Emile Josselin, responsable des contenus web au PS, sur Rue89.
En attendant, les utilisateurs s’en donnent à cœur joie sur le réseau. D'autant que @solferinien a divulgué plusieurs fausses informations, comme la démission d'iTélé d'Audrey Pulvar, en raison de la candidature supposée de son compagnon (Arnaud Montebourg).

The Simpsomaker

ben

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