Quelle que soit la manière dont on aborde le résultat du premier tour des élections régionales, il marque d'abord et avant tout un échec cinglant pour Nicolas Sarkozy. Il faut avoir la langue de bois de François Fillon pour considérer qu'il n'est pas possible « de tirer un enseignement national de ce scrutin » : il sera bien le seul à ne pas le faire.
Mais si le vainqueur était TWITTER !
Quand les télés prennent l’antenne, à 19 h 30, Twitter se paye carrément leur tronche à mouliner les chiffres de l’abstention et à faire le tour des QG politiques en distillant habilement des indices. Tiens, tiens, pour TF1, au PS «l’ambiance commence à s’échauffer», alors que dites donc, à l’UMP, c’est pas la fête «des grands soirs». A 20 heures moins des boulettes, la Une, la Deux, la Trois peuvent enfin lâcher leurs chiffres tant retenus. Le ballet habituel commence : l’UMP livide, le PS qui biche, Le Pen et son affiche à minarets, les vraies-fausses empoignades, les invités passant d’une chaîne à l’autre, Claire Chazal et Laurence Ferrari se crêpant le chignon à coups d’intempestives coupes de parole, le plateau déserté de France 3 en grève. Twitter reprend alors son rôle préféré : dauber en regardant la télé.


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